J'attaque donc ce nouveau travail après quelques jours d'attente (faut bien attendre que les fruits soient mûrs). Au menu donc : pêches et poires. Et toujours payé au contrat. On verra bien ce que ca va donner. J'attaque par les pêches, et le résultat ne s'avère pas trop mal : 3 bines en 6 heures de travail, ce qui correspond à environ 18 dollars de l'heure. Le jour suivant, pareil, mais on m'annonce que l'on va passer aux poires.
Et la, c'est le drâme.
En effet, les arbres font à peu près 14 fois ma taille, et je ne dois ramasser que les plus gros fruits. Résultat des courses : à peu pres une bine (40 dollars) toutes les 4 heures. J'essaie de m'accrocher tant que je peux en attendant de passer au "strip picking" (qui consiste à ramasser tous les fruits, pas seulement les plus gros). Mais après quelques jours sous une châleur... heu... je connais même pas de mot pour decrire ça en fait : 45 degres !!! La canicule en France c'est de la gnognote à coté. Encore heureux, la bière est fraîche et les collegues de boulots sont sympas. Mais c'en est assez. Ce travail est trop dur sans "picking-machine" (sorte de tracteur bizarre qui permet de se passer d'une échelle). J'ai demande au patron d'en avoir une moi aussi (tous les autres en ont une), mais il me dit qu'il n'en a plus... Je decide donc de quitter le boulot et d'en chercher un autre dans la récolte de pêches.
Je me dirige donc vers Cobram, une ville specialisée dans la culture des pêches et nectarines. Mais après plusieurs jours de recherche infructueuse (oh ! le jeu de mots pourri), j'abandonne l'idée de trouver du travail. Et egalement la possibilité de rester un an de plus en Australie.
"De toute facon y'a plus d'boulot.
La boucle est bouclée, le système a la tête sous l'eau"
La boucle est bouclée, le système a la tête sous l'eau"
[NTM]
Du coup, pas de voyage au Japon ou autres pays d'Asie. Je vais me contenter de vendre le van, d'attendre Yohan puis de partir avec lui en Nouvelle-Zélande. Je hisse donc les voiles, direction Sydney. Retour à la case départ. Je reviens donc a Bronte beach, lieu de prédilection des amateurs de vagues et de détente à la plage. Ici, la température est plus clémente, meme si ce n'est pas vraiment un problême quand on passe ses journées à la plage...Y'a pas que le surf dans la vie, y'a le bodyboard aussi
Pas grande agitation donc. J'essaie de remplir mes journées comme je peux. Mais c'est pas facile, etant donné que je ne peux pas trop me permettre de dépenser des fortunes. J'ai quand même pu essayer le surf. Malgré des conditions défavorables (vent de rivage et la mer qui ne me veut pas), j'ai quand meme apprecé, même si je reste pas encore très longtemps debout sur la planche (dernier record : environ 1.4 sec). Mes soirées sont également tres calmes, à l'exception d'une ou j'ai fait la connaissance d'un couple de bretons. Ils ne connaissaient pas l'expression "se mettre cartable". Et bien maintenant ils connaissent.
A l'heure ou je vous parle, Yohan arrive demain (si tout va bien). Et comme par hasard le temps se gâte. On devrait passer quelques jours a Sydney, avant de s'envoler vers la Nouvelle-Zelande.
Ouais des fois y'a du monde aussi
L'aventure Australienne n'est donc pas tout a fait terminée, et je devrais (info a prendre avec des pincettes) cloturer ce blog par un dernier post dans quelques jours.