Wednesday, March 11, 2009

La mesaventure c'est l'aventure

(ndAlex : c'est Yohan qui parle)


Lever de soleil a Bronte Beach


Mon arrivee a l'aeroport de Sydney se fait comme prevu a 10h du matin. Je ne trouve aucun Alex. La poisse commence. Son van n'a pas demarre. Finalement, on se retrouve, on va a Bondi Beach faire des courses et on commence l'apero vers 15h. Fait bien feter ca ! Ca va durer jusqu'a 5h du matin. C'est bon pour le decalage horaire !

Ensuite, sale temps pendant une semaine ou le van demarre quand il veut. Pendant ce temps, on enchaine les cuite et les virees au Woolworth (supermarche) et au bottle shop. Enfin, le beau temps arrive ou je peux enfin me baigner dans le Pacifique. Vagues enormes, baignade interdite parce que trop de courant. Du coup, on va se baigner dans une piscine d'eau de mer au bord de la plage.

On est sorti quelquefois en ville ou les mesaventures continuent. Lundi soir, vers 1h du mat, dans un parc pres duc centre-ville, alors que tout avait bien commence, accompagnes d'un australien et d'une anglaise completement barjo, on se fait assaillir par 7 ou 8 types qui nous cassent la gueule. Alex sort du K.O. au moment ou l'ambulance arrive.


Quoi ma gueule ? Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
N.B. : la c'etait dans la salle d'attente de l'hopital


Premiere reaction a chaud d'Alex :
- "C'est quoi ces cles"
- "On est dans quelle ville ?"
- "Il est ou Baptiste"

Bilan : machoires douloureuses, le nez, le cou, et surtout deux yeux au beurre noir.


"Les coups partent de tous bords, mais quand c'est que des claques ça va. Ce soir, baston à mains nues pas de gros dégâts" [IAM]


Apres ca, on devient completement parano. Et l'histoire nous donne raison, car, lors d'une soiree avec un pote a Alex, Andrea, on manque d'etre impliques dans 2 bagarres successives. Au passage (ndAlex), on voit que Yohan a remarquablement ameliore son esquive lorsqu'il dejoua un crochet de son adversaire qui, soit dit en passant, avait quand meme un petit coup dans le pif.


Ouf ! Pas de baston cette fois...


La chkoumoune continue, au moment ou l'appareil photo d'Alex (achete 2 semaines auparavant) tombe en panne. C'est ballot, surtout dans l'optique du voyage en Nouvelle-Zelande.

Apres avoir vendu le van a 3 francais, on va faire l'apero avec eux. Vers 4h du matin, on decide d'aller boire une derniere biere avant d'aller se coucher. Et la, on tombe sur un pub rempli d'Anglais et d'Irlandais. Les ecrans diffusaient le match du tournoi des 6 nations. Grosse ambiance, et au final l'Irlande gagne d'un point.


3500 dollars en liquide !


Ensuite, on commande les billets pour la Nouvelle-Zelande. Le lendemain, on se pointe a l'aeroport. Et la paf ! On nous refoule sous pretexte qu'on n'a pas de billet retour. Retour a Sydney. 4 jours d'attente. Finalement, on a nos billets et on se barre en Nouvelle-Zelande.

Il est 8h du matin dans l'aeroport de Sydney... La suite sur http://vinnacennouvellezelande.blogspot.com

Sunday, February 8, 2009

Fini le fruit picking

Aperçu de Bronte beach


J'attaque donc ce nouveau travail après quelques jours d'attente (faut bien attendre que les fruits soient mûrs). Au menu donc : pêches et poires. Et toujours payé au contrat. On verra bien ce que ca va donner. J'attaque par les pêches, et le résultat ne s'avère pas trop mal : 3 bines en 6 heures de travail, ce qui correspond à environ 18 dollars de l'heure. Le jour suivant, pareil, mais on m'annonce que l'on va passer aux poires.

Et la, c'est le drâme.

En effet, les arbres font à peu près 14 fois ma taille, et je ne dois ramasser que les plus gros fruits. Résultat des courses : à peu pres une bine (40 dollars) toutes les 4 heures. J'essaie de m'accrocher tant que je peux en attendant de passer au "strip picking" (qui consiste à ramasser tous les fruits, pas seulement les plus gros). Mais après quelques jours sous une châleur... heu... je connais même pas de mot pour decrire ça en fait : 45 degres !!! La canicule en France c'est de la gnognote à coté. Encore heureux, la bière est fraîche et les collegues de boulots sont sympas. Mais c'en est assez. Ce travail est trop dur sans "picking-machine" (sorte de tracteur bizarre qui permet de se passer d'une échelle). J'ai demande au patron d'en avoir une moi aussi (tous les autres en ont une), mais il me dit qu'il n'en a plus... Je decide donc de quitter le boulot et d'en chercher un autre dans la récolte de pêches.


Le surf, c'est cool


Je me dirige donc vers Cobram, une ville specialisée dans la culture des pêches et nectarines. Mais après plusieurs jours de recherche infructueuse (oh ! le jeu de mots pourri), j'abandonne l'idée de trouver du travail. Et egalement la possibilité de rester un an de plus en Australie.


"De toute facon y'a plus d'boulot.
La boucle est bouclée, le système a la tête sous l'eau"
[NTM]


Du coup, pas de voyage au Japon ou autres pays d'Asie. Je vais me contenter de vendre le van, d'attendre Yohan puis de partir avec lui en Nouvelle-Zélande. Je hisse donc les voiles, direction Sydney. Retour à la case départ. Je reviens donc a Bronte beach, lieu de prédilection des amateurs de vagues et de détente à la plage. Ici, la température est plus clémente, meme si ce n'est pas vraiment un problême quand on passe ses journées à la plage...



Y'a pas que le surf dans la vie, y'a le bodyboard aussi

Pas grande agitation donc. J'essaie de remplir mes journées comme je peux. Mais c'est pas facile, etant donné que je ne peux pas trop me permettre de dépenser des fortunes. J'ai quand même pu essayer le surf. Malgré des conditions défavorables (vent de rivage et la mer qui ne me veut pas), j'ai quand meme apprecé, même si je reste pas encore très longtemps debout sur la planche (dernier record : environ 1.4 sec). Mes soirées sont également tres calmes, à l'exception d'une ou j'ai fait la connaissance d'un couple de bretons. Ils ne connaissaient pas l'expression "se mettre cartable". Et bien maintenant ils connaissent.


Ah Sydney, ses gratte-ciels...

A l'heure ou je vous parle, Yohan arrive demain (si tout va bien). Et comme par hasard le temps se gâte. On devrait passer quelques jours a Sydney, avant de s'envoler vers la Nouvelle-Zelande.


Ouais des fois y'a du monde aussi

L'aventure Australienne n'est donc pas tout a fait terminée, et je devrais (info a prendre avec des pincettes) cloturer ce blog par un dernier post dans quelques jours.

Sunday, January 11, 2009

La fin d'une époque

Le repas de Noel
Mes quiches ont eu un tres grand succes

Salut et bonne année a tous !

Je profite de ces longs moments de solitude pour mettre à jour ce blog. Et en meme temps, faire taire les mauvaises langues qui disaient que je laisserai le blog a l'abandon (oui, c'est de toi que je parle Baptiste). Vu les circonstances, il s'agit certainement du billet le plus ennuyeux qu'il vous sera donné de lire. Mais bon ça peut pas etre l'aventure tous les jours...

J'imagine que Baptiste a déja raconté à la plupart d'entre vous les derniers moments que nous avons passé ensemble. Mais je vais quand même detailler pour ceux qui n'ont pas eu l'occasion de le voir depuis. Premièrement, ne vous ettonnez pas de ne voir que très peu de photos. En effet, 2 jours avant le départ de Baptiste, nous nous trouvions a Sydney pour passer les derniers moments ensemble. Et nous avons eu la formidable idée de laisser pendant 3 heures Pistache (le van) dans une rue deserte de Kings Cross, l'un des quartiers les plus mals famés de la ville.

A notre retour, nous avons eu la joie de retrouver la porte passager forcée. Dedans, plus de sacs a dos, ni d'appareil photo, et pour Baptiste plus d'iPod di ne Nintendo DS. Grosse panique donc, car en dehors de la valeur des biens volés, je me retrouvais sans vêtements pour continuer le voyage. Heureusement, nous avons eu la présence d'esprit d'aller porter plainte au commissariat du coin. Quelques heures après, ils nous annoncent qu'ils ont retrouvé nos affaires eparpillées devant l'entrée d'un garage, non loin de l'endroit ou le vol s'est produit. Par chance, ces &%$##@$@*&#$@ de voleurs nous ont laissé les sacs et la plupart des vêtements. Inutile de préciser que nous ne retrouverons jamais notre appareil photo.

Du coup, j'essaierai de me debrouiller comme je pourrai pour vous montrer des photos.

Juste apres avoir deposé Baptiste à l'aéroport, je me lance à nouveau à la recherche de travail. Je decide donc de prendre la route en direction du sud, vers l'etat du Victoria. Je me dirige vers Melbourne, et au passage fais le tour des fermes.

Ou est Charly ?

Apres avoir parcouru plus de 800 km, je trouve enfin mon bonheur dans la ville de Shepparton. Connue comme une plaque tournant du fuit et légume, cette ville n'est pas très charmante, mais a au moins le mérite de proposer de nombreux jobs. La dame de l'agence de travail me dit que je rammasserai des abricots, et que ce serait payé au contrat. Payé au contrat, cela signifie que je serai payé en fonction de la quantité de fruit ramassé. Ca veut aussi dire que je peux commencer le travail à l'heure qu'il me plait, et prendre des pauses quand il me chante.

Arrive à la ferme, j'ai la surprise de revoir Yassin et Saskia, un couple de français que nous avions rencontré deux fois (A Manjimup dans les pommes, puis à Childers dans les tomates). Des fois j'ai vraiment l'impression que l'Australie est un tout petit pays....

J'ai donc passé la fin du mois de décembre avec eux et une dizaine d'autres backpackers dans cette petite ferme du trou du cul du monde. L'ambiance etait vraiment sympa, et cela m'aura permis de ne pas passer les fêtes de fin d'année tout seul. En plus, je suis logé à la ferme dans une petite chambre, pour un prix dérisoire. Pour 50 dollars la semaine, ça fait vraiment plaisir de retouver un vrai lit, après ces longs mois à dormir dans une tente.

Le seul point negatif se situe au niveau financier. La recolte des abricots n'etant pas aussi rentable que celle d'autres fruits, il devenait de plus en plus difficile pour moi de se lever le matin. A la fin, je partais travailler à 10h pour revenir à 12h. Gagner 60 dollars par jour ne me permettrai pas de m'enrichir, mais au moins cela me permet de me nourrir, et d'engranger des jours de travail pour mon second visa. A l'heure ou je vous parle, il me reste à peine 4 semaines de travail pour obtenir ce precieux sésame qui me permettra de rester un peu plus longtemps en Australie.

Apres les fêtes, la récolte des abricots étant terminée, je n'ai pas d'autre choix que de reprendre la route pour chercher à nouveau du travail. Sous une chaleur accablante (plus de 35 degrés tous les jours, et meme plus 40 prévus demain...), je parcours tout l'état du Victoria sans trouver le moindre travail. On m'explique que c'est l'un des pires étés en terme de recolte depuis très longtemps...

Wooik, mon roommate Coreen

Seul, fauché (45 dollars en poche), l'année 2009 pas plus mal débuter. Heureusement, il me reste encore mon optismisme légendaire pour faire face à cette situation critique. Et puis bon, faut relativiser quand même : j'en profite pour faire de bonnes grasses matinées. Et de temps en temps aller piquer une tête dans la Murray River, ou jouer du Didjeridoo au bord de la rivière.

Au final, je retrouve un travail dans une ferme située a... 100 metres de celle ou j'ai recolté les abricots. Il me fournissent également une chambre, pour encore moins cher que la précedente (25 dollars par semaine). J'ai même droit à une chambre personnelle (je partageais la précédente avec un Coreen), munie d'un frigo et surtout : d'un ventilateur. J'imagine que c'est dur à imaginer depuis chez vous, assis devant votre ordinateur avec les pieds violets, et les doigts frigorifies (malgré les mouffles). Mais ici, il fait vraiment, vraiment, vraiment trop chaud. Comme je vous l'ai dit, demain il est prévu plus de 40 degrès ! Mais bon Nigel(un australien de 35 ans qui va travailler ici aussi) me rassure en me disant que ça pourrait etre pire. Une année, le thermomètre a même atteint 57 degrés pas loin d'ici. Outch !

La apricot team presque au complet
(le vieux c'est Dallas, il met une tanee a tout le monde avec 6/8 bines par jour)

La recolte commence jeudi, et en attendant, je m'occupe comme je peux : ordinateur, télé, films, et re-ordinateur, télé, films, grasse mat', petit-dej', film, sieste, etc... La bonne nouvelle, c'est que le propriétaire de la ferme m'a dit qu'il pourrait même enbaucher Yohan des qu'il arriverait ici. Que du bonheur !

C'est donc les doigts moites et le front dégoulinant de sueur que je vous dis a très bientot pour de nouvelles aventures !

P.S. : prenez votre courage a deux mains, enlevez vos mouffles, et postez un commentaire bande de larves ! Oui, vous pouvez remettre les mouffles après.