Thursday, June 12, 2008

Toujours en vie et prêts pour la guerre

J’ai l’impression que le dernier post remonte à une éternité, je sais que le voyage y joue pour beaucoup mais tellement de choses se sont passées depuis Broome que je ne sais par ou commencer.

Je vais essayer de ne rien oublier mais aussi d’être bref pour ne pas faire un roman de 5 pages. Enfin, je vais laisser de coter « l’aspect nominatifs des protagonistes » (j’avais envie de placer ça dans ce post, cherchez pas :p) pour ne pas embrouiller d’avantage les simples d’esprits comme Sylvain (et y’en a d’autres j’en suis sûr) et puis aussi parce que ce voyage, c’est un bordel. Mais un vrai bordel, un bon. Un de ceux ou l’on ne sait jamais ce que nous réserve le lendemain, un de ceux, justement, ou les personnes que l’on croise nous sont toutes inconnu mais pourtant si familières, qui nous font vivre des moments éphémères mais inoubliables. Voila : déjà un paragraphe pour rien :p

Donc déjà, pour entrer dans le vif du sujet, on a abandonné Bobby, notre van de MERDE. Il nous en aura tellement fait voir pour arriver jusqu’à Broome qu’on en a plus voulu. Des galères du genre finir la route de nuit avec comme seul lumière une lampe torche ou encore se taper des centaines de kilomètres à la vitesse faramineuse de 40km/h. On a donc décidé de continuer la route avec le van de Laurent (le seul prénom que je cite, il reste avec nous pour un bout de temps), et de laisser le van sur le parking de Cable Beach, a Broome (si y’a des intéressés). On voulait le faire exploser mais c’était trop de complications, puis sur un parking, un peu flag’ (bah oui, il roulait plus).

on a quand même vu Indiana Jones, un peu deçus mais bien trippant quand même

La suite : une étape d’une semaine a Kunumura dans l’espoir de travailler un peu avant l’Euro (c’est du foot les filles). Là bas, on aura eu l’occasion de voir notre premier croco (un petit, de la race des « fresh water ») avec qui j’aurai eu le temps de jouer un bref instant à l’aide d’un sac plastique (il m’a surpris le con). Là bas, on aura également eu l’occasion de se faire virer d’un camping a 2h du mat’ à cause d’un peu de bruit au cours d’une soirée arrosée (le départ d’un pote quoi :p). Enfin, là-bas, après une semaine, on aura toujours pas trouvé de taff.

Depuis, nous somme arrivé à Katherine, une ville de 7000 habitants, à 300 km au sud de Darwin, donc au nord de l’Australie. Cette ville se situe dans la zone ou il y a le plus d’abos….les aborigènes. Mais bon, les abos que l’on voit en ville, c’est pas ceux des réserves, c’est plutôt, malheureusement, ceux qui vivent des aides du gouvernement et qui dépensent tout dans les bottle shops (magasin d’alcool). C’est dit de manière un peu forte, mais c’est hélas le cas, un peu comme c’était le cas avec les indiens d’Amérique. Sinon, il s’agit également de la ville idéale pour acheter de l’artisanat abo, on hésite à s’acheter un didjeridoo.

Sinon, cela vous intéresse peut être de savoir ce que l’on fout dans ce bled depuis 3 semaines et la raison d’un tel titre pour ce post ?? Eh bien nous travaillons, Laurent, Alex et moi dans une base militaire !!! Eh oui, je sais, cela peut paraitre surprenant (si on m’avait dit que je ferai ça avant de partir en Australie, je n’y aurai pas cru) mais c’est troooooop de la bonne !!! Cette base aérienne, remplie de soldats australien et américain (marines et navy) est nourrie par la société Sodexo, celle la même pour qui nous travaillons. Nous alternons donc chacun entre les postes de serveur (si on peut dire serveur, ya même pas de commande à prendre) et de kitchen hand (ce qui signifie faire la plonge, éplucher des patates, éplucher des carottes, éplucher des oignons, éplucher des…..vous voyez le truc ?).

Si l’on est si content de travailler la, ce parce que c’est la planque !!! Y’a 2 fois trop de personnel donc pas grand-chose à faire, et ceci, six jour par semaines. La semaine payé normalement, le samedi plus, et le dimanche encore plus. J’aurai même eu l’occas de travailler un jour férié ou l’on est payé double (apparemment 250 dollars la journée). Et le meilleur, c’est que l’on est nourri si ya assez de bouffe, ce qui est tout le temps le cas, et que c’est loin d’être degeu. Donc bouffe gratuite, on peut utiliser les douches également, mais aussi leurs machines à laver (avec lessive gratuite).

Du coup, étant donné que l’on a tout à disposition, on dort dans le bush. En compagnie de tout un groupe de français a quelques exceptions prêt, travaillant tous à la base mais dans des cantines parfois différentes (à propos, Alex est chez les air men, Laurent chez les officiers et moi chez les sergents). Donc le bush, je ne sais pas si j’en ai déjà parlé, signifie la campagne, c'est-à-dire, en l’occurrence, de broussaille et de la poussière rouge envahie de Walibis la nuit tombée.

Ah, j’oubliais, nous avons aussi à disposition pour l’après midi, une source d’eau chaude naturelle, clair comme une baignoire, histoire de décompresser de ces journées harassantes :p

Donc le soir tombé, on se retrouve tous dans notre petit coin de bush pour des soirées barbecues (maïs, bœuf à 30 dollars le kilo, gambas, poissons en tout genre tombés du camion) et des délire le tout accompagné de musiques en tout genre (cela va du reggae au country australien). Bref, le pied.

Voila pourquoi, si tout continue dans ces conditions nous pensons travailler au moins jusqu’à la fin du moi de juillet, peut être mi aout. Un taff comme ça avec tout gratuit, ca ne se refuse pas.

Bon je pense avoir fait a peu près le tour de nos péripéties, donc j’espère que tout va pour le mieux en France (sauf le prix du pétrole), je suis désolé mais nous ne nous sommes pas rendu sur le net depuis un moment donc pas forcement au courant de vos derniers commentaire (je vais voir ca en postant ce message)donc pas de message particulier (pas de « bonne chance pour ci bonne chance pour ça) on ne sait ou vous en êtes mais le cœur y est, on pense a vous tous !!! A si, quand même, il a du y avoir quelques anniversaires au mois de mai (sylvain, mary) donc Happy Birthday.

Peace tout le monde